Berlin-Pune, mise à l'épreuve de 6 ans d'études...

Me voici au crépuscule de mes études d'architecture: 6 années passionnantes mais théoriques de projets et d'utopies. Pour mon diplome je souhaite mettre ce que j'ai appris au service des autres. Un peu de chamboulement dans ma vie de petite européenne : trois mois de stage dans une ONG à Pune, en Inde...

mardi 3 novembre 2009

quelques jours a Pune


Des images comme ça, qui parle de mon quotidien, de la lumière dans les avenues de Pune, le soir aprés le boulot, de notre appartement, dans lequel, avec mes quelques affaires, je reussis quand meme a foutre le bordel...


Et puis une image "choc" digne de Paris match : Caroline est montée sur le toit d'une des maison les plus haute du bidonville... mais que dis-je sur le toit du reservoir d'eau! a l'aide d'une echelle de bambou branlante, j'ai surmonté ma peur des sport de l'extreme (eh oui! pour moi, ça c'est extreme!) et j'ai escaladé sans sourcillé le toit de la maison, pour mériter le plus beau panorama du slum, en film et en photo!! qu'est-ce que je ferais pas pour un beau panorama!!

dimanche 1 novembre 2009

week end : boulot et excursions..

Un week end pas trés interessant tout compte fais et plutot cher... Le samedi j'étais au boulot... mais ça va pas du tout. Dans la semaine, j'arrive pas a bosser aprés le travail. il est 6h30 quand je rentre, l'idée d'allumer mon ordinateur ne m'enchante pas du tout.. Et si je bosse le samedi aussi, ça veut dire qu'il ne me reste que le dimanche.. or, hier, sur les conseils d'Hema ( la vieille dame chez qui je vivais au debut de mon sejour) j'ai été visiter deux villages. 


Ce sont ici que les quelques photos interessantes que j'ai pu prendre, contrairement a d'habitude, mon choix pour le blog etait plutot limité.

Alors certe, les paysages autour de Pune sont magnifiques... mais le prix du traducteur et de la voiture avec chauffeur ( surtout quand il faut y monter a 7: Maxine ma collegue de boulot et sa mere, le traducteur, deux femmes travaillant pour l'association d'hema, le chauffeur et moi) ne valaient vraiment pas le déplacement...



 la premiere maison que l'on a visité était en fait une ruine en partie remplace par une construction ideuse en beton, et la partie ancienne était tellement délabré qu'on ne poouvait pas entrer dedans, et le deuxieme village constitait a la visite de deux batiments administratifs assez interessant mais construit au temps des anglais... donc absolument pas mon sujet "art de vivre des maison traditionnelles du maharastra"... 

Grosse déception donc, on peut meme dire gaspilage d'un jour de boulot ou de repos, parce que meme si les paysage sont beaux a 7 dans l'equivalent d'une clio, c'est pas vraiment sympa, surtout qu'on s'est pas promené a pied du tout... bref je sais pas pourquoi Hema m'a envoyé la-bas, j'ai l'impresion d'avoir jeter 40 euro par la fenetre, et avec 40 euros on peut faire beaucoup de chose en inde..
Ce fut aussi assez infructeux pour mon boulot, puisque j'ai rien pu faire hier et que les info sur la maison traditionnelle sont moindres. j'ai beaucoup de mal a travailler toute seule.. je me perd dans des detail graphique plutot que de me concentrer sur le contenu general qu'il faut que j'envoie au plus vite a mon prof pour savoir si je suis dans la bonne direction... si non, il faut que je me bouge!!
Lina, une des filles de l'agence vient de nous apporter le thé, ce qui me permet de vous faire une déscription d'un element inévitable de la vie quotidienne en Inde:
Il est servi dans une tasse a café, il sent fort la vache, parce qu'il est fait avec du lait frais, et meme moi qui aime le lait, je dois avouer que la premiere fois ça m'a levé le coeur. 
Dans une tasse a café, il y a a peu prés la quantité de trois cuilléré de sucre. Il est bouilli trés longuement et rend une texture un peu crémeuse... ça peut etre délicieux avec quelques epices genre cadamone, canelle, mais celui que l'on nous sert au bureau est au parfum "vache"... 
On nous demande rarement si on en veut, mais meme si on a poliment refusé, on en reçois quand meme... aprés deux mois, je suis un peu lassée... le probleme c'est qu'en inde encore plus que chez moi, jeter de la nouriture ou du lait me fait mal au coeur... le lait est un produit que tout le monde ne peut pas s'offrir, et cette boisson trés calorique pourrait etre apréciée parce des gens qui en ont besoin, mais pas moi..

A propos des chiens errants... un chapitre ne serait pas suffisant pour vous peindre la misère de ses animaux... je pense qu'il en a autant que des hommes, donc pune est une ville de 3 millions d'habitant, et je sugere qu'il y a 3 millions ( ou plus) de chien. 




Le schema de la socièté canine est une reproduction simplifié du systeme humain indien : il a 5% de chien trés riche : en general des labradors ou des bergers allemand... ils sont grands, obéses, sont promené tous les matins par le domestique de leur maitre. Le chien de ma chef ne peut pas rester tout seul par exemple... un jour elle m'a fait attendre pendant 1 heure a 6 heures du matin devant le bureau fermé parce qu'elle devait attendre sa servante, ne pouvat pas laisser le chien tout seul...
Il y a aussi une classe moyenne, ce sont des chiens en bonne santé qui sont employé comme chien de garde, ou qui sont libres et nourri par des restaurants, ils ont pas l'air de souffrir trop de leur situation, ils vivent en bande dans un quartier bien défini et ne font pas trop attention a toi...
Enfin, la plus grande majorité sont des chiens misérables, pelés, effrayés, perdu au milieu de la circulations, ils te supplis du regard, sont exclu par les autres chiens, et au moindre signe d'interet de ta part te suivent comme un chien apprivoisé.. ils sont sur les bords de route, dans les poubelles où les enfants leur jétent des pierres. Ils sont tellement batard qu'ils se ressemblent tous, couleur sable ou noir, de taille moyene, le poil ras.
Un jour je me suis insurgé contre se manque d'interet que la population montre envers la race canine des rues. Il y avait devant moi une chienne, les mamelles pendantes, le regard egard et a sa suite deux chiots éffrayés au bord d'une rue submergé de trafic.
Les indiens avec qui j'etais, m'on répondu : "t'en fait pas, ils vont s'habituer à la rue, et puis tu sais, ils sont sauvages, ils ne voudraient pas te suivre chez toi" alors ça c'est typique des gens qui se rassurent, pour eviter de s'interesser trop au probleme...
Ca m'a rappeler un commentaire que m'avait fait un indien de notre connaissance lors de notre premier voyage en inde : insultant les enfants des rues, ils m'avaient dis que ce ne sont que des feignant qui refuse de travailler pour payer leur vie et qui préferent mendier ( des enfants de 3 a 6 ans...) et voyant que j'étais préte a m'effondrer m'avait dis : "ils sont habituer a la rue, ils sont trés débrouillards".. eh oui, comme les chiens...



L'analogie est assez angoissante et pourtant bien représenative de l'acceptation de la pauvreté par les classes sociales plus aisées...



quelques images de la ville et de ses animaux...

jeudi 29 octobre 2009

Sangli toujours..

Et voilà, me voici encore chez les babous… depuis 2 heures je les entend déblatérer des discours suffisant en marathi. Je comprend pas ce qu’ils racontent biensur.. je n’ai pas encore percé les secrets du marathi ( langue officiel de Pune, Bombay et Sangli, ma ville préférée !!) Alors ce qui est bien c’est qu'avec ce genre de personne t’a pas besoin de comprendre leur langue pour sentir leur suffisance… par exemple le spécimen que j’ai aujourd’hui par exemple s’ecoute parler… il fait des pauses, des geste et répéte régulièrement, en anglais ça fait plus style : Sangli slum free ! : ce qui veut dire qu’il veut débarrasé sangli de ses slum… c’est un peu son boulot en fait : il est le  chef du service de planification urbaine de la ville… sa chemise est rose cochon, et il s’empiffre de fruit sec dès qu’il s’arrette de parler..  Il y a des gens qui prennent des notes de ce qu’il dit, et meme des photographes… attend ! c’est paparazzi sangli ! congratulation congratulation ! ils sont où les ptits fours .

ça c'etait hier. Ma chef tyranique a decidé mercredi a 10 heures du soir que le jeudi a 7 heures du matin je devait absolument partir avec elle a Sangli (4h de route) pour un meeting trés important où elle a besoin de moi... Je savais d'avance que j'y allais pour rien et ça n'a pas manqué! je suis vraiment idiote, maintenat ça fait la troisieme fois que je me fais avoir : je n'ai rien a faire a Sangli . point. donc dès le debut de ce meeting, le mec important a dit : je ne veux pas entendre parler en anglais aujourd'hui ( parce qu'il ne comprend que le marathi) et a partir de ce moment là j'ai compris que c'etait foutu pour moi que j'avais fais 8 heures de trajet en voiture pour rien...

Donc je vais pas m'attarder plus sur le sujet Sangli qui est sans doute la plus grosse blague de mon travail a l'ONG... bref.. sinon, je n'ai pas grand chose a raconter vu que je passe mes journées à bosser pour mon diplome d'archi. Je commence a accumuler une belle quantité d'info et de photos sur le bidonville que j'ai décidé d'etudier, mais pour l'instant c'est vraiment trés trés bordélique, et il faudrai que j'arrive a organiser tous ça pour envoyer un petit compte rendu a mon prof, mais : "Trop d'idée, tue l'idée" et donc du coup pour l'instant rien n'est vraiment exploitable...

J'ai un début de plein de truc, mais rien de présentable... je suis trés lente a m'organiser ... je pense diriger mon travail vers une réhabilitation douce du bidonville avec un titre du style : "interventions architecturales amoureuses" ou "I love my slum" ou encore "strategie de séduction pour bidonville en manque d'amour"... un truc jeté comme ça..

L'idée c'est que les gens qui ne vivent pas dans les bidonvilles déteste ça mais qu'il y a des gens heureux qui y vivent et qui ne veulent pas en partir, meme quand ils en ont les moyens donc j'imagine qu'en rehabilitant le slum on pourrait réhabilité le nom d'un quartier, mais pas en faire un quartier "special pauvre" ( on a vu ce que ça donne en france, merci bien).

Rehabilitation d'un quartier, densification de l'espace ( pas de la population!! ils vivent deja a 10 dan 20 m2, ça serait vraiment criminel d'entasser des familles de 10 les une sur les autres!) creation de logements divers, pour favoriser la mixité sociale deja présente dans le bidonville ( ce qui n'est pas le cas du reste de la ville) et biensur creér des habitation habordable pour les gens plus pauvre que pauvre...

Voila un peu, j'ai beaucoup d'analyse de la ville, de l'histoire, de la sociologie... c'est un peu brouillon tout ça mais je commence a avoir pas mal de matière a réflexion...


mercredi 21 octobre 2009

les petits riens

Voici quelques petits articles sur les petits riens de ma vie quotidienne

I. Les préjugés de la gente masculine indienne à propos des « femmes occidentales ».

« En Europe vous êtes tous riche, vous passez votre temps à divorcer, vous laissez vos vieux dans des maisons de retraite et vos enfants se droguent et boivent a la sortie du lycée… » Voilà un mix un chouilla exagéré ( mais je vous assure pas tant que ça ) du mythe occidental… C’est du joli…

Quant à moi on m’avait prévenu : « en Inde tu sera considéré par les mecs comme un fantasme vivant » « ah ouai ? quelle drôle d’idée.. » « si, si, grande, blonde, yeux bleu, de la poitrine… tu incarnes Pamela Anderson pour les mecs de la rue… » « eh bien, elle qui est justement mon idole ! … »

Moi je pense pas vraiment être un fantasme, mais je ne peux pas sortir dans la rue sans avoir une remarque, sans que les hommes de tout âge me suivent du regard ( les femmes aussi remarquez…) sans que ce soir un mec sur sa moto m’interpelle avec que j’étais tranquillement dans mon rickshaw et m’a envoyé un baiser de la main, que le père d’un copain ne se gène pas pour me montrer du doigt et demander ce que je fais sous son toit.

La femme occidentale c’est la hors caste par excellence, elle est tellement hors du système qu’elle est pas vraiment réelle, inaccessible, ce qu’elle pense ne pourra nuire a personne donc personne n’est obligé de la respecter. On peut la dévisager dans la rue, lui parler, commenter ses vêtements, sa couleur de cheveux, lui demander son numéro de portable… rien de cela n’est agressif, ou insultant en soi, d’ailleurs ils ne s’attendent même pas vraiment a une réponse ou peut-etre que si… je sais pas…

Là où je me sens insultée c’est qu’ils ne feraient jamais ça avec une indienne ( bon les salauds pervers le ferons aussi, mais il y a des cons partout).

C’est un coté vraiment pesant de mon quotidien, je voudrais juste que les gens m’ignorent. Mais rassurez vous, pour ma copine Susan, c’est la même chose…

 

II. La notion de propreté, de travail fini…

Bon aller, je suis sure qu’avec cet article vous aller me prendre pour une rabat-joie maniaque… mais ceux qui me connaissent bien savent que le liquide vaisselle et l’éponge n’ont jamais été mes amis, que l’aspirateur est trop bruyant et que mes vêtements aiment sincèrement rester a bouchon dans un coin de ma chambre… Vous me connaissez donc, et vous savez que je ne suis pas une pro en matière de ménage… mais je vous assure, ménage, propreté et amour du travail bien fait sont des notions assez vague en Inde. Un coup de balais et un jet d’eau et voilà la salle de bain nettoyée ! magic ! mais il y a des cheveux plein la douche… ah bon ? non, je vois pas… Nous payons (c’est compris dans le loyer nous n’avons pas le choix) une « Maide » (ça ce prononce comme ça) elle s’occupe du ménage du couloir, de la salle d’eau, des chiottes et c’est tout. Elle a besoin de 4 minutes top chrono : 1 minute pour ouvrir la porte, 2 minute pour le balais, 1 minute pour le jet d’eau et c’est fini, elle claque la porte et voilà ! c’est vrai qu’on sali pas tant que ça mais la technique du jet d’eau a son avantage !!

Au bureau on a aussi une « made » assez particulière on a pas besoin de voir qu’elle est là on la reconnaît a la forte odeur « de d’sous d’bras ». Elle nous parle pas nous envoie régulièrement sa vieille serpillère sur les pieds (ah oui on bosse pied nus au bureau) et utilise aussi la fonction jet d’eau. Je vous explique : ça consiste a inonder le sol de la salle de bain et des chiottes d’eau… voilà… sauf que quand vous savez qu’on est une dizaine au bureau et que biensur cinq d’entre nous vont avoir besoin d’aller au toilette après le passage du « jet d’eau » et qu’on a naturellement pas les pieds parfaitement propres ça macule le sol (qui auparavant n’était pas si sale) et ça ressemble à Ça :


Ce qui permet d’avoir une bonne raison de laver le lendemain !!

Quant au travail fini, ça fera sans doute l’objet d’un autre article, mais juste pour information : on sent bien que leur hiver ne sont pas froid ici : il y 5 cm de jeu sous la porte d’entrée, la fenêtre de ma chambre ne ferme pas et ce qui n’a rien a voir : impossible d’acheter des chaussures fermées !!

La notion de détail et de finition est aussi très vague : les câbles électriques ne sont jamais incorporé dans les murs ou plafonds, ils courent, a moitié a nu, a moitié dissimuler sous des couches de peinture d’une pièce a l’autre. C’est vrai que d’un certain coté ça n’a aucune importance, de l’autre, c’est aussi grâce au détail que l’architecture prend tout son sens…

 

A suivre :

Les chiens errants

La joie de vivre du sud

Baba Saheb Ambedkar

mardi 20 octobre 2009

plus d'images, plus d'ambiances..

Pour que vous compreniez pourquoi le slum m'a tant plus je vous rajoute quelques photos. Appreciez les couleurs... 
*si vous cliquez sur les image elles apparaisent en plus gros.





et puis un aperçu de mes joie du week-end : un masque ayurwedique ( afreusement sexy!), le coucher de soleil sur la ville de Pune, vue du 9eme etage de l'immeuble d'Hetel, la copine d'Afreen que je rencontre avec plaisir régulierement et une piece de theatre médiocre genre kermesse mais sans la joie de voir gigoter les gamins en tutu...


lundi 19 octobre 2009

Regard sur les bidonvilles

Voici un article un peu théorique, mais je me suis dis que ça vous interesserait peut-etre de savoir où j'en suis par rapport a mon boulot... parce que le probleme est tellement enorme... donc vous avez le droit de me dire ce que vous en pensez...

Sur 1 km2, les bidonvilles de Laxmi Nagar, Ashok Nagar et une dizaine d'autre sont un patschwork de couleur de typologie, un exemple par exelence de ville spontanée.

J'ai choisi ce site comme lieu de travail pour sa diversité, sa situation proche du centre ville et ses qualités architecturales deja présentes.

(pour info :l'immeuble où j'habite fait parti des petits blocs blanc en bas de l'image.)

En réaction à la diversité des typologies de logements englobés dans le terme « Slum », et par cela la multitude de problématique qui en découle, je souhaite diviser mon travail en trois projets.

Chacun des projet s’interroge sur un type de slum différents mais dont la problématique reste la même  : Comment peut-on assainir et densifier les bidonvilles tout en respectant les modes de vie et les acquis architecturaux des habitants ?

J'ai commencé un travail de classification, relevé de plan, de façon a montrer la diversité des logements que l'on trouve dans un slum comme Laxmi Nagar. Cette maison repond aux critères d'une Semi-Pucca : ça veut dire que ses murs et son sol sont en "dur"( brique, beton..) mais que son toit est en taule, ou autre materiaux non permanent, et offrant une resistance relative aux violences climatiques.

ah, petit détail dans la maison que j'ai dessiné, ils vivent à 12... ça c'est le gros probleme des bidonvilles vouloir les densifier, est en fait assez meurtrier...

Tout bidonville ne nécessite pas une destruction a coup de bulldozer. D’un point de vue architectural ou patrimonial il serait même regrettable de raser ces morceaux de ville spontané dont certains ne sont pas sans rappeler la trame urbaine organique de nos vieux centres-villes européens.

Malheureusement que très peu d’architectes et urbanistes indiens sont conscients des qualités dont font preuve les bidonvilles et ne voient en eux qu’un « cancer »  qu’il faut éradiquer quitte à reloger les population dans des logements encore plus indécents mais loin des centres commerciaux et des quartiers résidentiels. Hors ce sont ces mêmes quartiers qui nécessitent femmes de ménage, gardiens, agents de sécurité, cuisiniers, jardiniers, personnes engagées moyennant un salaire dérisoire ne permettant pas de se permettre le cout de déplacement, et encore moins de vivre dans les résidences des quartiers pour lesquels ils travaillent.

Une grande part de la difficulté du problème des bidonville est du a cette situations non avouée d’interdépendance entre les classes sociales pauvres et les plus aisés.

En essayant de reloger les population des bidonvilles dans des logements en périphérie de la ville, en densifiant au maximum a tel point que cela n’abouti qu’a un bidonville a la verticale, les autorités locales et leur urbanistes ne font qu’aggraver le problème.

On observe même des opérations de relogements gouvernementales qui après six mois sont délaissées par les habitants, qui se trouvent trop éloignés de leur travail et qui préfèrent retourner vivre dans un bidonville. L’échec de ces opérations ne sont pas seulement dues a l’éloignement mais aussi au désintérêt des responsables, à la corruption, et la mauvaise qualité des constructions, inachevées, sans eau courante ni connexion avec le tout-à-l’égout.

Ces expériences sont jugés désastreuses par les habitants des bidonvilles qui sont devenu très méfiants a l’égard de toute opération de relogement également celles proposées par les ONG.

Les habitants ne veulent pas être parqués dans les immeubles de plus de quatre étages où les appartements ne serons pas plus grand que leur maison actuelle, mais où l’usage de la rue, partie intégrante de leur quotidien leur sera impossible.

Dessins sur le sol devant les maisons réalisés pour Diwali, fète du nouvel an hindu

Les habitants des bidonvilles sont généralement issus des villages autour de Pune. Leur mode de vie, bien qu’influencé par les médias reste basé sur des traditions et des habitudes rurale qui sont incompatible avec des grands ensemble de relogement proposés par le gouvernement.

Vaches, chèvres et autres animaux de la ferme coulent des jours paisibles entre les maisons de taules dans des étables de fortune.

Mon expérience a Pune a renforcer ma conviction que la ville et le logement ne devraient pas être victime de la mondialisation. Les autorités tentent de transformer Pune en ville internationale, négligeant pour cela son patrimoine et l’identité de ses habitants.

jeudi 15 octobre 2009

L'inde c'est pas tous les jours facile..


Je me sens si stupide, qu’il faut que je raconte ma bourde d’aujourd’hui, peut-être qu’après m’être « confessée » je me sentirai mieux…

Cette après-midi nous sommes allé au temple Durga Mata Mandir. J’en avais jamais entendu parlé, c’est juste a coté de l’appartement de l’autre coté de la rivière perché sur une colline (comme beaucoup de temples a Pune). En arrivant en haut de la petite route bordée de bufflons ruminant les poubelles, des corbeaux perché sur leur dos, j’ai compris pourquoi aucun guide ne parle de ce temple.. (d’ailleurs le Routard n’accorde même pas un article a la ville de Pune alors le temple de Durga Mata Mandir… il n’y a pas beaucoup de touriste qui y viennent, je vous assure !



                         Un chamant bufle, paisible qui me fait fait un gentil sourire bovin...                               un peu odorant, mais sympa.

Mon objectif était , non  pas de me recueillir au temple (en Inde je suis une laïque militante) mais de trouver le point de vue parfait pour le-panorama-qui-tue pour le site de mon projet… donc j’ai emmener Maxine avec moi (je me sens pas encore prête a me balader dans des coins inconnu toute seule) et nous sommes montées en haut de la colline..

Bon, heureusement il y a une vue sur Pune pas mal du tout, et puis ça fait du bien de se bouger un peu (on se déplace très peu a pied finalement) parce que sinon, le temple ne vaut rien.. d’ailleurs je vais même pas prendre la peine de télécharger une photo pour ce blog… temps perdu… En haut de la colline, il y a donc ce temple plein de vache, la villa d’un style « palais grec » d’un très riche inconnu et deux gros châteaux d’eau dont les énormes tuyaux laissent fuir de façon scandaleuse (sans exagérer je pense au baril/heure) la précieuse eau potable (enfin, pas potable pour nous…).

Alors du temple on ne voit absolument pas le bidonville, de la villa du millionnaire… sans doute qu’on doit pouvoir apercevoir quelque chose du bout du jardin, mais le gardien ne semblait pas trop prêt a nous laisser rentrer (bizarrement…). Mais en contournant tout ça (à l’école d’archi on nous apprend à être très persévérant en matière de «trouve le point de vue de fou pour prendre en photo le site dans-son-contexte » quitte a aller dans des endroits a-la-con. Bref ça flairait un peu l’endroit a la con… mais bon a 16 heure de l’aprèm’ il n’y a pas trop de risque (que j’me dis)… On passe un portail ouvert qui monte vers le haut de la colline flanc Nord (vue sur le slum).. au bout de la route jouent les gamins, sur un banc trois hommes discutent en prenant le thé… C’est la famille du gardien du château d’eau… Nous sommes accueilli très chaleureusement dans un anglais moyen mais compréhensible. On nous offre le thé, très embarrassées nous acceptons et on se renseigne sur le lieu… Pas de chance, le monsieur qui est responsable n’a pas le droit de nous laisser prendre des photo, et cela dit nous montre la camera qui est braqué sur l’endroit ou nous sommes… et nous dit qu’on a pas le droit de monter en haut du châteaux d’eau… bon alors bien sûr c’est regrettable, la vue doit être magique mais je dois vous avouer que cette dernière info ne m’a pas trop surprise… vu l’état des balustrades et du béton du réservoir, je me serais pas risquée en fait…

Bref, j’avise un coin au fond de la parcelle où le mur est un peu plus bas et où la vue sur le slum ne doit pas être mal… vu que j’ai promis de pas faire de photo, je vais voir d’abord si ça vaut le coup avant de remettre l’interdiction en question… La vue est simplement digne du panorama-de-la-mort-qui-tue… il me faut cette photo…

Je retourne voir les hommes sur le banc, je leur explique que je ne veux pas la photo du château d’eau mais de l’extérieur de la propriété… alors ils discutent entre eux, au milieu de la discutions je propose 50 roupies (70 centimes pour nous, le prix d’un plat+boisson dans un resto pour eux) ils me répondent pas mais finalement décident que d’accord, je peux prendre ma photo du fond de la parcelle…

Ravie, je fais mon panorama, et je reviens avoir mon billet de 50 roupies… ils ont été super outrés… cet argent s’était une insulte, ils n’en veulent pas… alors pour me justifier je dis que c’est comme un cadeau pour les enfants… le plus jeune me dit qu’il n’aime pas ce genre de cadeau et s’en va… Dans ces moment là , je vous assure que je me suis sentit super mal… j’ai rentré mon billet, je me suis excusée mais c’était foutu j’avais fait la bourde. Le plus vieil homme semble moins affecté et me ressert du thé ( embarrassant, vu que ayant ma tasse pleine je pouvais même plus partir). Il a fallu que je me brule la langue pour finir ma tasse rapidement, remercier le plus humblement possible, dire au revoir aux enfant qui agiter leur main et partir en ayant envie de me cogner la tête au mur…

C’est pas facile, l’Inde, plus je connais ce pays plus je me rend compte a quel point je le comprendrais jamais… Des que je marche dans la rue j’ai des gens qui me demande de l’argent tous les cents mètres, dans certain site, les gardiens, parce qu’ils t’ont laissé passer dans un lieu normalement fermé te demande de les payer pour ce service que tu ne savais pas payant… et ces hommes, qui m’offrent La photo de mon projet se sont senti insulté par l’argent… sans doute certain d’entre de ceux qui me lirons penserons que c’était évident que j’ai fait une erreur typique des touristes qui n’y comprenne rien, ok, mais je voudrai bien vous voir a ma place…

C’est déconcertant de se sentir a coté de la plaque continuellement, où que je sois je fais tache dans le décor…

Aujourd’hui dans la rue j’ai rencontré un mec occidental qui ne comprenait pas le metteur du rickshaw (même système que le taxi sauf que ça te donne le prix en ancien roupies et que tu as a multiplier le montant par 7 et soustraire 3… l’autre solution c’est d’avoir une carte avec la table de conversion) et ne voulais pas payer le prix que lui disait le chauffeur. Du coup ce dernier est venu me chercher pour que je remette cet étranger de même couleur de peau que moi dans le droit chemin. A son accent très particulier j’ai vite remarqué que cet étranger n’avait pas seulement la même couleur de peau mais aussi la même nationalité !

Ça fait 4 ans qu’il voyage ! ma première réaction ça a été « waouh ! chapeau, c’est beau de pouvoir ce permettre ça ! » ( oui je sais c’est pas très délicat, mais j’ai pas réfléchi en fait je pensais pas a l’argent mais plutôt au courage) bref il s’est renfrogné et m’a dit qu’il bosser pendant son voyage(-OK, très bien…) j’ai expliqué rapidos je ce que je faisais a Pune (mais bon, avec Maxine on été pressée et puis j’étais pas dans un jour « guide touristique ») et on l’a largué dans le flot urbain … plouf !

En y repensant en fait, ça me fait pas du tout envie… voyager pendant 4 ans c’est plus du voyage c’est de l’errance… et puis tout seul ? ou la la… pas du tout mon truc en fait ! je veux bien partir en voyage tout les mois mais il fout que je revienne au point de départ a chaque fois, comme une bouée … tu fais tes brasses, et quand t’es fatigué tout revient a la niche, sur le continent de notre bonne vieille europe adorée et plus précisément à la pertuz’ et hop tu fais le plein d’energie, de famille, d’amour, d’eau fraiche et tu peux reprendre le large, mais 4 ans sans rentrer au pays c’est comme être au milieu de l’ocean sans voir la cote… je me perdrai au bout d’un moment, je m’ennuirai ou je deviendrai folle… et puis l’amour, le foyer… finalement je suis quelqu’un de très vieux-jeux, mais Berlin, me manque, la liberté d’agir et le confort de comprendre ce qui se passe…